La sagesse nous commande de faire d’abord et avant tout avec ce que nous avons. A partir d’un inventaire méticuleux de nos forces et faiblesses, il conviendra de procéder à une réorientation de nos priorités.

Nous sommes un pays pauvre. Si cela va sans dire, cela va encore mieux en le disant. Désormais, en attendant de créer d’autres conditions, il nous faut apprendre à vivre comme tel. Cette nouvelle attitude doit se refléter dans le comportement de l’Etat, de nos dirigeants. Une lutte sans merci sera faite aux corrompus et aux corrupteurs, ainsi qu’à ceux qui doivent des milliards à l’Etat. L’enrichissement sans cause, l’enrichissement illicite, voilà la clé de voute de l’édifice de la lutte contre la corruption. Ceux qui affichent un train de vie au-dessus de leur revenu devront le justifier, comme cela se fait dans les pays sérieux.

  • Le nombre des ministères.

administrationParmi les sources de dépense de l’Etat, nous avons identifié le nombre pléthorique des ministères, qui laisse finalement penser qu’il s’agit plus de remercier des amis et parents que du souci d’utilité au service de la République. Puisqu’avec un grand nombre les résultats n’ont pas suivi, il faut essayer autre chose. C’est le bon sens. Quinze ministères et pas un de plus, c’est ce que le P.A.T.R.I.E. compte faire durant sa mandature. En dehors du Président de la République et du Premier Ministre, aucun ministre n’aura le droit de voyager en première classe ou affaires. Un montant précis, étudié en fonction du prix moyen des hôtels dans les différentes régions du monde au début de notre mandature nous permettra de donner des indications claires sur les hôtels dans lesquels peuvent descendre les différentes personnalités de l’État. Être pauvre, certes, mais vivre dignement, c’est à dire assumer et se servir de cette pauvreté comme source d’inspiration pour aller de l’avant, plutôt que de chercher à donner l’illusion d’être ce que nous ne sommes pas.

Au-delà de ce problème, il convient de redonner aux institutions de la République leur prestige d’antan. Cela passe par un choix des hommes ne souffrant pas la complaisance. L’un des moyens d’y parvenir est de procéder à une confirmation des Ministres par un à l’Assemblée par des séances de questions-réponses, après qu’ils soient nommés par le Président de la République, sur proposition du Premier Ministre.

  • Les mines.

La dilapidation de nos ressources minières explique à elle seule notre état de sous-développement. Le diamant, l’or, échappent à tout contrôle sérieux parce que l’opacité profite à nos dirigeants. Ces richesses naturelles doivent servir de sources de devises au service d’une politique d’investissements dans les infrastructures. Certes, le caractère alluvionnaire de notre diamant rend le contrôle un peu plus délicat. Mais nous pouvons apprendre de l’expérience du Botswana.

Face à la faiblesse des ressources de l’État, plutôt que de créer des bases autour des sites d’exploitation, nous y mettrons des détachements, constituant des ceintures de sécurité et de contrôle. A l’instar de certains pays, les sites d’exploitation seront déclarés zones militaires, inaccessibles à ceux qui n’auront pas leurs permis d’exploitation et leurs certificats de travail. Les militaires chargés de veiller au contrôle de l’exploitation de ces ressources viendront de plusieurs corps.

Une politique tout azimut de prospection sera lancée, pour faire l’état réel de nos ressources naturelles et arrêter les fantasmes.

Diamants