Trop d’années passées dans l’anarchie, causée par le népotisme des gouvernants, les frustrations de citoyens honnêtes et compétents aux carrières brisées pour leur refus de se laisser compromettre, ont perverti ce corps sans lequel l’État n’est qu’une entité vide. Dès lors, le retour à une certaine orthodoxie qui passe par la réappropriation du civisme et de la déontologie est une priorité.administration

  •  L’assiduité et la ponctualité

 L’État, redevenu impartial, et faisant face à ses obligations régaliennes, notamment le paiement des salaires, sera en mesure d’exiger en contrepartie une disponibilité de tous les instants. Il sera mis en place un mode de contrôle de l’assiduité et de la ponctualité au travail. Tolérance zéro, voilà ce qui sera retenu.

  •  Les horaires de travail.

Il sera mis fin au système des journées continues, car cela est proprement ridicule. A titre d’exemple, les asiatiques travaillent en moyenne 3500 heures par an, les Européens 2500. Quid des Africains ? 500 heures par an. Cela doit même être moins en Centrafrique. On pourrait trouver des excuses, notamment l’impossibilité morale de demander à un fonctionnaire d’aller régulièrement au travail quand il n’est pas paye. Voilà pourquoi, toutes ces mesures n’auront de sens que lorsque l’État recouvrira toutes ses prérogatives.

Désormais, les horaires de travail dans la fonction publique se feront 7 heures à 11 heures avec une heure de pause et de 12 heures à 17 heures. Cela aura l’avantage de redonner vie à nos villes et de constituer une source d’activités. Il y a ici une nuance à apporter. Le Montre goussetspectacle des locaux déserts aux heures de pause est une blessure pour nos cœurs remplis de la volonté de rattraper le temps perdu. S’il y a par exemple quatre personnes dans un service, deux prendront leur pause et les deux continueront à assurer le service en attendant que les autres puissent les relever. Cela aura un double avantage : assurer la continuité du service et obliger ceux qui prennent leur pause à revenir travailler puisque les autres les attendent.

  •  Les biens publics.

 Tout bien public affecte à un fonctionnaire devra retourner dans le domaine de l’État dans des conditions acceptables, autrement la responsabilité du bénéficiaire sera engagée. Il en va ainsi des voitures de fonction. Aucun fonctionnaire ou personnalités politiques n’aura le droit de les utiliser en dehors des heures de travail. Elles devront être ramenées au parc automobile de l’État. Les forces de l’ordre seront chargées de la stricte application de ces mesures. En effet, nous nous sommes rendus compte que c’est après les heures de travail que les fonctionnaires, ivres, cassent ces voitures. L’État pourra ainsi économiser chaque année des centaines de millions qui peuvent servir notamment à la construction des dispensaires dans les quartiers.