Les hôpitaux centrafricains sont devenus des mouroirs faute d’infrastructures adéquates et de médicaments appropriés. A regarder la répartition des ressources dans le budget de l’Etat, la santé ne constitue pas une priorité, loin de là. L’odeur des hôpitaux, leur insalubrité constituent un danger pour le public auquel il faudra rapidement mettre un terme. Dans l’arrière-pays, les populations sont laissées à leur triste sort, les gouvernants préférant détourner les fonds pour les placer à l’étranger. Il faut réhabiliter les hôpitaux de province et veiller à ce qu’ils disposent d’équipements adéquats. Il faudra mettre en place une politique nationale d’aide aux malades du sida et également s’enliser sur toute l’étendue du territoire aux dangers du sida. Promettre que tout sera gratuitement donné   équivaudrait à faire preuve de démagogie. Mais l’Etat doit faire le minimum pour les nécessiteux, ceux qui n’ont pas les moyens de se prendre en charge.

A cet effet, un fond sera créé, pour faire face à ce qui constitue un problème de santé publique.

Il est temps pour la parole de cesser et pour l’action de commencer. F. Fanon.

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