PHILOSOPHIE D’ACTION DU P.A.T.R.I.E

Le P.A.T.R.I.E. présente aujourd’hui au peuple Centrafricain la philosophie de l’action qu’il entend mener durant sa mandature. C’est un programme autour duquel se rallieront les âmes fortes de la République et les patriotes sincères. Nous vivons des temps difficiles, où notre vivre-ensemble est particulièrement testé, compte-tenu des indescriptibles massacres quasi-quotidiens, des destructions de biens. Jamais, la nation n’a été aussi divisée, sur une base confessionnelle. Pourtant, nous avions tire la sonnette d’alarme. Nous étions alors considérés comme des éternels insatisfaits. Le temps, malheureusement, nous a donné raison. Comme nous aurions aimé nous tromper, et être agréablement surpris, au grand bonheur du peuple. Hélas ! Une fois de plus, les espérances populaires ont été trahies.

  • Qu’est devenue la promesse de payer les salaires à terme échu ? Et les arriérés de salaires s’accumulent, paupérisant cette couche sociale.
  • Qu’est devenue la certitude, assenée comme vérité d’évangile, de sécuriser toute l’étendue du territoire ? Et l’insécurité n’a jamais été aussi endémique.
  • Qu’est devenue la volonté de mettre un terme au tribalisme comme pratique politique ? Et le tribalisme ne s’est jamais aussi bien porté.
  • Qu’est devenue l’école centrafricaine ? Et les jeunes générations n’auront pas demain les outils nécessaires, notamment culturels et intellectuels de se faire une place sur la scène sous régionale et internationale.
  • Que sont devenus les paysans centrafricains ? Et ils n’ont jamais été aussi pauvres, laissés pour compte par un pouvoir irresponsable.
  • Que sont devenus les hôpitaux centrafricains ? Et les gens meurent dans l’indifférence de nos gouvernants qui préfèrent utiliser les crédits utiles pour des besoins égoïstes et personnels.

Fort de ce constat, nous avons voulu ouvrir d’autres perspectives. Voilà pourquoi, nous nous sommes engagés dans cette œuvre nationale, dont nous comprenons bien les servitudes. Au-delà du schéma que nous allons tracer, incluant les axes majeurs de notre politique, il y a un aspect, non quantifiable, qui est au cœur de la fortune des peuples, la fierté nationale, sans laquelle aucun sacrifice n’est possible. Nous devons être prêts à consentir tous les sacrifices nécessaires pour enfin arriver à réinventer une nation. Embrassons les grands desseins qui s’imposent à nous de manière impérieuse. Nous ne tolèrerons qu’une seule tyrannie, celle du patriotisme.