photo bio

 

Maitre Crépin MBOLI-GOUMBA représente le modèle de l’avocat ayant réussi une carrière politique. S’il est surtout connu pour son action en tant qu’ancien Ministre d’Etat à l’Equipement, aux Travaux Publics et au Désenclavement, réussissant à impulser un vent nouveau à ce département, sans moyens réels, au grand étonnement des Banguissois, il est surtout représentatif  d’une nouvelle génération de jeunes militants centrafricains pour lesquels compassion, honnêteté, unité nationale, rigueur, travail  et intérêt général ne sont pas que des concepts creux rabâchés de façon conjoncturelle.

Sa biographie est infiniment riche et diversifiée :

Avocat, il s’est aussi engagé en politique, tout en développant une importante réflexion intellectuelle.

Maître Crépin MBOLI-GOUMBA a eu très tôt l’ambition de s’engager dans de nombreux domaines de la vie publique, dans lesquels il s’est montré un défenseur inlassable du droit. Né le 23 mars 1971 à Bangassou, il est le benjamin d’une fratrie de 6, dont 3 encore vivants. Avocat par vocation, politique par devoir, sa passion est toutefois l’écriture pour laquelle il a été influencé par un père, enseignant, l’un des tout premiers de l’avant les indépendances.

ETUDES ET CARRIERE PROFESSIONNELLE

En parfaite opposition avec une classe politique centrafricaine dont la courte vue, a conduit la nation dans une impasse sanglante, il a tenu à affirmer la rupture dès son retour au pays après de brillantes études à l’Université Cheick An*ta Diop de Dakar, et la Howard School of Law à Washington DC. Avec d’autres, il fondait à 32 ans le Parti Africain pour une Transformation Radicale et l’Intégration des Etats (PATRIE).

Crépin Mboli-Goumba, Avocat d’Affaires et Consultant de profession, a toujours marqué l’actualité économique de la République Centrafricaine. Son rôle de conseil le conduit à dépasser son domaine de spécialité pour avoir une approche transversale et stratégique des dossiers, avec l’appui des autres équipes spécialisées de sa structure et de son réseau. Mondialisation des échanges oblige, les activités de l’Avocat vont intégrer l’international. Polyglotte (excellente maitrise du français, anglais et espagnol), il est distingué pour des dossiers phares, sur lesquels il a toujours travaillé. Les missions en conseil, en contentieux ou en arbitrage sont prises en compte, même si des dossiers d’arbitrage souvent confidentiels ne sont connus du grand public centrafricain. Egalement Conseil du Département d’Etat Américain dans le dossier de construction d’une nouvelle ambassade d’un coût de 50 milliards de FCA,   il a été et estAvocat pour les sociétés de Télécommunications comme AZUR, TELSOFT  et MOOV, les sociétés SOCACIG (Tabac), AXMIN (qu’il a listées à la bourse de Toronto). En 2007 il est représentant local de plusieurs firmes anglaises qu’il a listées à la bourse de Londres, New York ou de Toronto, dont Maitland Advisory (Londres) pour le listing de Pangea Diamondfields, Linklaters and Associate (Londres) pour le listingde GEM DIAMOND. S’en suivent Taback and Associates (Londres) pour la société Pan AfricanResources. Consultant pour le PNUD en 2006, il a œuvré pour l’évaluation du cadre légal des ONG en République Centrafricaine. Et assisté SOGAL, société spécialisée dans la distribution de carburant, dans l’évaluation de la valeur des actions de la société avant sa cession. Avocat au Barreau de la RCA il avait œuvré en qualité de Managing Partner pour Consleg International, un Cabinet d’Affaires qui a travaillé notamment avec la Banque Mondiale, le FMI, ASECNA, UNICEF en 2004.

DÉBUTS EN POLITIQUE ET PERSPECTIVES AVENIR

En 2005 au dialogue politique inclusif et parallèlement à ses activités d’Avocat d’affaires, Crépin Mboli-Goumba a mené une campagne pour inciter des jeunes à s’inscrire dans une vision alternative du pouvoir politique en République Centrafricaine. La fibre politique émerge petit à petit chez le jeune centrafricain opposé à la classe politique dont la tendance générale et la cupidité ont réduit la nation en une sorte d’enfer. Il finit par mettre en place et à dessein une plateforme d’expression politique propre à une nouvelle génération préoccupée par la faillite morale de ceux qui ont dirigé la République Centrafricaine les cinquante quatre dernières années. Au sortir des élections générales de 2011, l’opposition démocratique réunie au sein du Collectif des Forces du Changement (CFC), dont le PATRIE, a fait relever un hold-up électoral, en violation de la Constitution du 27 décembre 2004, de la loi portant Code Electoral, ainsi que des recommandations pertinentes du Dialogue Politique Inclusif de décembre 2008, qui  a entaché tout le processus et exige l’exécution intégrale de la décision du Conseil d’Etat du 28 Septembre 2010. Dans cette démarche, le CFC a mis en évidence les rapports de l’Union Européenne, de l’Organisation Internationale de la Francophonie, de l’Electoral Institute of South Africa (Eisa) et de l’Observatoire National des Elections (ONE). Une posture non variable de l’opposition centrafricaine laquelle ajoutée aux nombreux manquements du pouvoir en place ont produit le coup de force du 24 mars 2013. Dès lors, Maître Mboli-Goumba est resté très actif dans la gestion de la transition conduite par l’ancien président Michel Djotodia et l’ex-premier ministre  Nicolas Tiangaye jusqu’au début 2014. Retiré des affaires publiques il est resté très actif sur le terrain à organiser son parti ; candidat aux prochaines élections générales de 2015 dont il sera à la fois candidat pour la ville de Bangassou 1 et à l’élection présidentielle.

 

ESSAIS ET PUBLICATIONS

L’indépendance de la justice en France et aux Etats-Unis (janvier 2006)

La « sénégalisation de l’emploi au Sénégal », mémoire de maîtrise (juillet 1997)

Le Panafricanisme comme solution aux défis de l’Afrique (septembre 1996)

A contre-courant des compromissions centrafricaines, Editions MENAIBUC

Les voies du possible en Afrique, Editions L’HARMATTAN