Discours de Me Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE, lors du Congrès de l’Union pour le Renouveau Centrafricain

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Monsieur le Président Fondateur de l’Union Pour le Renouveau Centrafricain,
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition,
Distingués Invités en vos rangs, grades et qualités,
Chers Congressistes,
Je voudrais d’abord m’empresser d’accomplir un devoir, celui de vous transmettre fidèlement les salutations patriotiques, ainsi que les vœux de plein succès, des militantes et militants du PATRIE, à l’occasion du premier congrès ordinaire de l’URCA.
Dans un contexte caractérisé par un réel désamour entre la société Centrafricaine et les politiques, il m’est particulièrement agréable de voir tant d’énergie tendue vers la reconquête de la crédibilité des politiques, étape incontournable à la conquête de la machine d’Etat.
Tout parti politique, par définition, en concourant à l’animation de la vie de la nation, vise à accéder au pouvoir afin de transformer la société.
Nous sommes donc tous, concurrents, à partir de l’idée que nous nous faisons de la défense de l’intérêt national, de la société dans laquelle nous voulons vivre, mais cette concurrence doit se faire dans la courtoisie républicaine, à partir d’un dénominateur commun, l’appartenance à un seul et même pays.
C’est pour cette raison que j’ai toujours su gré, au Président de l’URCA de prêcher la tempérance, là où la violence verbale le dispute à la violence tout court.
Monsieur le Président,
Notre pays est à la croisée des chemins, comme jamais auparavant. Au défi de la cohésion nationale, s’ajoutent d’autres défis énormes, notamment celui du développement.
Mais le plus grand défi qui se dresse devant nous est sans conteste celui de l’identité nationale, c’est-à-dire, essentiellement, ce qui nous distingue des autres peuples.
A ce jour, notre image à l’extérieur, depuis maintenant plus d’une trentaine d’années, c’est celle d’un pays, dont les dirigeants sont englués dans un terrible complexe d’infériorité et ne maîtrisent pas leurs dossiers.
L’homme politique qui souhaite que son destin rencontre celui de son pays doit s’y préparer. Il s’agit d’un processus, d’une volonté, d’une préparation psychologique, qui le dispose à accepter tous les sacrifices et même les injustices.
Je souhaite qu’il y ait dans la classe politique, suffisamment de patriotes, de sorte que la future gestion de notre pays inverse la tendance et que nous donnions de nous, une image différente. Cela passera forcément par le travail et par le primat du mérite comme condition nécessaire à la promotion sociale.
C’est sur ces quelques mots que je souhaite formuler des vœux de plein succès.
Je vous remercie.

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